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L’Arabie à la veille de l’Islam, Bilan clinique. Actes de la table ronde (éd. Jérémie SCHIETTECATTE, en collab. avec Christian Julien ROBIN)

SCHIETTECATTE (Jérémie) éd., ROBIN (Christian Julien) collab., L’Arabie à la veille de l’Islam, Bilan clinique. Actes de la table ronde, édités par , Paris, Editions DE BOCCARD, ("Orient & Méditerranée ; 3"), 2009, 315 p. ISBN 978-2-7018-0256-5 (note : ouvrage issu d’une table ronde tenue au Collège de France les 28 et 29 août 2006 dans le cadre du projet de l’Agence nationale de la recherche "De l’Antiquité tardive à l’Islam".

Editeur et collaborateur

- Jérémie Schiettecatte est attaché temporaire d’enseignement et de recherche au centre d’anthropologie de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Toulouse, France)

- Christian Robin est un spécialiste de l’histoire et de la civilisation de l’Arabie et de l’Éthiopie antique. Archéologue et épigraphe, il a coordonné plusieurs projets de fouilles aux Yémen et en Éthiopie.

Présentation

Pour les sources arabo-islamiques, l’Arabie d’avant l’Islam — période dénommée Jāhiliyya (“ignorance” des lumières de la vraie foi) — est misérable, isolée, vouée à l’anarchie. C’est le pays “du sable et des puces”. Or, les sites antiques donnent une image bien différente. De grandes villes furent fondées en Arabie du Nord, sur les rives du golfe Persique ou dans l’antique Yémen. L’une d’elles, Taymâ’, fut même la résidence du roi babylonien Nabonide vers le milieu du VIe s. avant l’ère chrétienne. Une autre, Maʾrib, était au centre d’une vaste palmeraie qu’alimentait en eau l’un des plus longs barrages de l’ancien monde.

Entre ces deux visions, celle d’une Arabie pitoyable et celle d’une Arabie heureuse, qu’en était-il ? Archéologues, épigraphistes et historiens se réunissent ici pour dessiner les contours de la péninsule à la veille de l’Islam. Ils concilient et pondèrent ces deux visions à travers l’étude des productions épigraphiques d’Arabie du Nord et d’Arabie du Sud, des productions artistiques, du peuplement des sites majeurs de l’Arabie préislamique : Taymāʾ, Madāʾin Ṣāliḥ, Yathrib, al-Mulayḥa, Kush, Shabwa, Maʾrib, Ṣanʿāʾ...

Comme le suggère la vision traditionnelle de la Jāhiliyya, ils montrent que la plupart des villes d’Arabie sont sur le déclin après le IIIe siècle de l’ère chrétienne. Seuls quelques sites emblématiques survivent. La production épigraphique diminue fortement. Les émissions monétaires cessent. Mais à l’inverse, un empire se forme, une production artistique éclot. À la veille de l’Islam, il en résulte une situation contrastée, oscillant entre grandeur et décadence.

(Source : www.deboccard.com)

Table des matières (11 contributions)

Introduction : Faut-il réinventer la Jâhiliya ?

I. Arabie du nord et Arabie centrale
II. Arabie Orientale
III. Arabie du sud

Contributeurs

Jérémie Schiettecatte, Christian Julien Robin, Michael Lecker, Laila Nehmé, Michael C. A. Macdonald, Ricardo Eichmann, Paul Yule, Julien Cuny, Michel Mouton, Derek Kennet, Sabina Antonini de Maigret.

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