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Mohammed et la fin du monde. Etude critique sur l’Islam primitif (Paul CASANOVA)

CASANOVA (Paul), Mohammed et la fin du monde, étude critique sur l’Islam primitif. I-II, Paris, P. Geuthner, 1911-1913, 2 vols.

L’auteur

Né à Orléansville (Algérie), Paul Casanova fut directeur de l’Institut français d’Archéologie orientale et Professeur de langue et littérature arabes au Collège de France ; écrivain et orientaliste français ; lauréat de l’Institut ; membre de plusieurs Sociétés savantes.

Extraits (thématique de l’ouvrage)

"Cette doctrine (celle de Muhammad [1]), comme je vais essayer de le démontrer, est que, les temps annoncés par Daniel et Jésus étant révolus, Mohammed était le dernier prophète choisi par Dieu pour présider, conjointement avec le Messie revenu sur la terre à cet effet, à la fin du monde, à la résurrection universelle et au Jugement Dernier. Lui mort, il fallait que l’union intime énoncée par le Prophète entre sa venue et la fin du monde fut dissimulée ou niée, sous peine d’anéantissement pour le nouvelle foi. C’est à cette pieuse fraude que nous devons le Coran d’Abou Bekr et d’Othman ; c’est elle que l’historien doit mettre en évidence avant de procéder à la reconstitution de la doctrine initiale de l’Islam." (p. 8)

Critique de l’ouvrage

(...) Publié en 1911, son Mohammed et la fin du monde -relecture de la vie du Prophète qui le montre persuadé de l’imminence de l’apocalypse, peu soucieux de sa succession ou de la constitution d’un corps de doctrine politique - est mal reçu des spécialistes et vigoureusement éreinté par Etienne Dinet dans l’Orient vu de l’Occident (1924). Casanova y développait pourtant une approche prometteuse de l’Islam des origines dans les termes de l’anthropologie. (Article de Julien Loiseau, Dictionnaire des orientalistes de langue française, p. 185)

(...) Cette thèse n’a rencontré aucun succès auprès des islamisants. Sans vouloir la reprendre dans son excessive ingéniosité, on peut lui reprocher de ne pas tenir compte des époques diverses de l’apostolat où se situent les textes coraniques invoqués (Blachère Régis, Introduction au Coran, Paris, Maisonneuve & Larose, "Références Maisonneuve & Larose", 2ème éd., 1999, p. 22-25)

L’ouvrage est en ligne sur Gallica.

Notes

[1note de Mehdi AZAIEZ

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